Sarkothon : Juillet 2013 sauce bullshit

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Ils en ont fait tout un plat. L’UMP, acculée par sa dette, risquait de disparaître. Connerie. Vous en connaissez beaucoup des partis Français qui ont disparus pour des raisons financières ? Non. Et pour cause, il n’y en a aucun. Le seul parti à avoir jamais mis la clefs sous la porte (le PSU, Parti Socialiste Unifié, en 1989) l’a fait de son plein grès et pas pour des raisons financières. Mais alors de quoi nous a-t’on tant parlé lorsque les comptes de campagne de Sarkozy ont été rejetés ? Pas grand chose. Ce n’était qu’un prétexte pour écrire des papiers. Permettez ? Je rajoute le mien à la pile.

Remettons nous dans l’ambiance : le 19 décembre 2012, la CNCCFP, Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques rejette les comptes de la campagne présidentielle de Mr Sarkozy de 2012. Pour rappel, en  France, lorsque l’on arrive à plus de 5% au premier tour, les frais de campagne présidentielle sont remboursés jusqu’à 47.5% d’un certains plafond (ce qui fait environs 11 millions d’euros). Des gros partis comme l’UMP et le PS comptent évidement ce remboursement dans leurs frais (il est impensable qu’ils fassent moins de 5%), mais pour que le remboursement fonctionne, les frais doivent être conformes. Notamment ils doivent être sous le fameux plafond (aux environs de 22 millions d’euros en 2012), sinon le remboursement est nul. Et c’est précisément le problème face auquel s’est retrouvé l’équipe Sarkozy.

Anticipant le remboursement de 47,5% des frais par l’état, le candidat emprunte en son nom (François Hollande) ou via son parti (Nicolas Sarkozy) la somme qui sera remboursée par l’état. Ils se portent évidement caution, en cas de rejet des comptes, ils doivent rembourser sur leur parti n’est pas en état de rembourser (François Hollande ayant emprunté à son nom à priori c’est directement lui qui devrait payer). Et donc le 19 décembre 2012, les comptes de campagne de Sarkozy sont rejetés. Comme certains l’avaient fait remarqués, il est considéré que certains de ses déplacements effectués avant l’annonce officielle de sa candidature doivent rentrer dans ses comptes de campagne, car il s’y est comporté davantage en candidat qu’en chef de l’état. Bref. Sarkozy dépose un recours, et quelques mois plus tard, le couperet tombe : le conseil constitutionnel valide l’invalidation de ses comptes. Dur. Le remboursement est donc annulé, et l’UMP se retrouve avec un emprunt de 11 millions d’euros sur le dos.

Rien d’anormal à cette situation bien qu’elle soit en quelques sortes une première. L’équipe de Sarkozy jouait avec le feu et elle le savait. En décembre 2011, une lettre atteste que la CNCCFP avait remis au gout du jour Sarkozy et sa team à propos des obligations en vigueurs en vue du remboursement.  Je ne me donnerais pas la peine de revenir disserter sur l’insincérité des comtes de Sarkozy, suffisamment de dissertations ont eu lieue sur le sujet. Une chose néanmoins m’a étonné. Dès que l’invalidation des comptes de campagne de Sarkozy a été confirmée, la presse a crié à la mort de l’UMP. De scénarios catastrophes en promesses d’averses d’huissiers, la presse affirmait que la France pourrait perdre son premier parti d’opposition, que le FN allait devenir le seul à pouvoir s’opposer au PS, qu’il fallait sauver le soldat UMP. Sérieusement ?

Admettons que l’UMP n’ait pas pu rembourses son emprunt. Quelles banques aurait décidées de mettre à terre un mastodonte de la politique en France, et ainsi ternir leur image auprès d’une bonne moitié des Français ? Sans compter que les électeurs de droite ont probablement bien plus d’argent en banque que leurs homologues de gauche. Sans compter qu’il suffisait très probablement de donner à l’UMP plus de temps pour rembourser, quitte à rehausser les taux, pour que celles-ci se démerde sans trop de soucis (c’est d’ailleurs ce qui est en train d’arriver.. ça alors !). A l’indécence des médias en mal de papier, s’est ajouté l’indécence de Sarkozy. Qu’il n’ai pas envie de rembourser les 11 millions d’euros à lui tout seul, je comprends parfaitement (il aurait au moins pu partager la facture avec Patrick Buisson).. qu’ils décident de lancer une grande souscription aux électeurs de l’UMP, je peux comprendre, qu’ils assoment leur membres et même leur non-membres de mails et SMS ou la petite bouille de Coppé leur demande d’allonger la monnaie, je comprends (même si je suis personnellement heureux de ne pas faire partie des heureux élus s’étant levés tous les jours avec un petit SMS de Coppé au pied du lit).  Mais le comble de la mise en scène du mensonge ce fut ce “Nicolas Sarkozy a versé 7500 euros pour aider l’UMP, soit le maximum légal autorisé.”

WHAT ? Il a le droit de ne donner que 7500€ le bougre, mais ce “maximum légal autorisé” ? Bullshit. Concrètement Sarkozy fait un don à l’UMP pour rembourser un emprunt contracté par ses soin et donc avec son nom sur le contrat. Êtes vous en train de me dire qu’il n’est pas légalement autorisé à rembourser un don qu’il a contracté non plus ? N’importe quoi. Ces 7500€ font référence au don maximal autorisé d’une personne physique à un parti politique (on notera que Carla a un peu oublié de payer sa part), mais Sarkozy aurait très bien pu envoyer son chèque à la banque. Un chèque plus gros, qui aurait même pu atteindre… 11 millions d’euros. Mais qu’importe, cette mise en scène a suffit à tirer leur petite larme aux électeurs UMP et associés qui “au nom de la pluralité politique” se sont empressés d’envoyer leurs centimes à l’UMP, les dons totals ayant finis par s’accumuler vers les 8 millions d’euros. Au festival de la connerie institutionnalisée ne manquait que l’intervention de Nadine Morano et de sa mendicité en direct à la radio “Siouplé, encore trois petits millions pour Sarkozy notre héros, il a besoin de vos dons !” Comme si…

Aujourd’hui qu’en retiendra t’on ? Assurément le PS a tenté de couler l’UMP financièrement en faisant appel au conseil constitutionnel (largement de droite) et sans doute à des infiltrés dans les comptes de campagne de Sarkozy. Ou Sarkozy ne sait pas plus tenir ses comptes que ceux d’un pays, et après avoir fais des cadeaux à ses amis n’est que capable de demander à ses contribuables de payer.  “Sarkothon”, austérité, même combat ! Et après ça dit vouloir combattre l’assistanat.. qu’il commence donc à payer lui-même ses factures.

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